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Rouge est le ciel d'Alep
Assad Bachar © d

Rouge est le ciel d'Alep

En Syrie, rouge est le ciel au-dessus d'Alep.

La ville est actuellement le lieu d'une vaste offensive russo-syrienne. Encerclée par les forces du régime de Bachar Al-Assad, la métropole du nord de la Syrie fait partie de ce que le président syrien juge et estime comme faisant partie de la Syrie « utile » : celle qu'il doit unifier et défendre à tout prix. La même terre qu'il ne peut abandonner au profit de forces étatiques et politiques antagoniste à son autorité. A son avenir.

Or, depuis trois jours, c'est un déluge de bombes qui s'abat au cœur de la seconde ville du pays. L'Est de la ville est controlé par les tranches rebelles et plus de 250 000 Syriens vivent de cette zone. Une zone de frictions où s'affrontent djihadistes de l'EI, combattants du Front-Al-Nosra et forces pro-Bachar (soldats du régime, milices iraniennes, Hezbollah et Kurdes). Une zone au centre des préoccupations stratégiques, étant donné que si ce centre périphérique qu'est Alep, revient aux mains de la Syrie, l'ascendance de Bachar Al-Assad et de la Russie sur leurs adversaires militaires et politiques, sera confirmée.

Et cela, les états-majors russes le savent. Ils en ont l'expérience historique, politique et militaire. C'est la raison pour laquelle la Russie concentre une large part de sa force aérienne sur Alep. L'objectif est clair : réduire en poudrière la partie contrôlée par les rebelles, avant le début de l'opération terrestre qui mènera à la dangereuse guerre urbaine : la guerre des rues et des bastions. L'ultime champ de bataille.

Le sort d'une certaine Syrie se joue donc dans les ruelles d'Alep.

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