Logo Journal Les Sentinelles - Actualité sécurité et défense

L'US Air Force bombarde l'armée syrienne
A-10 et F-16 © US AIR FORCE

L'US Air Force bombarde l'armée syrienne

La coalition guidée par l'armée américaine a frappé samedi dans la matinée, une position de l'armée syrienne près de l’aéroport de Deir ez-Zor, dans l’est du pays, tuant entre 60 et 80 soldats.

En effet, les Etats-Unis ont admis avoir été à l'origine de l'erreur en commandant le bombardement d'une zone où étaient présents des soldats de l'armée syrienne. D'aprés les regrets exprimés, le commandement américain s'est défendu en invoquant une erreur de renseignement : il pensait que la localité était controlée par l'Etat islamique. Mais l'attaque est lourde de conséquences.
En effet, dans les minutes qui ont suivi le bombardement par des F-16 australiens et danois ainsi que des A-10 américains, les soldats de l'EI ont mené une offensive de grande ampleur contre les troupes d'Al-Assad, contraignant l'aviation russe à intervenir pour repousser l'assaut. 

Or, si l'attaque a été stoppée, la diplomatie russe s'est insurgée du comportement américain, convoquant dans l'urgence une réunion au Conseil de sécurité. La porte-parole Maria Zakharova a déclaré avec élan «si nous pouvions déjà auparavant nous douter que la Maison blanche protégeait le front al-Nosra, maintenant, après la frappe sur l’armée syrienne, nous pouvons tirer une conclusion effrayante pour le monde entier ; la Maison blanche protège Daesh ". Une déclaration qui laisse augurer une fin prompte pour l'accord de cessez-le-feu.

Enfin, coincidence ou non, dans les jours qui ont précédé le bombardement américain, des voix s'étaient élevées dans la presse nationale US, pour dénoncer l'accord de principe paraphé avec la Russie quelques jours plus tôt. En effets, une cinquantaine de fonctionnaires du ministère des affaires étrangères ont fait part d'une note, fustigeant l'entente avec les forces d'Assad et de Poutine, et demandant que les Etats-unis lancent des frappes aériennes contre le gouvernement syrien. Mercredi dernier, dans le New-York Times, c'était au tour du secrétaire d'Etat à la défense, Ashton Carter, d'émettre les insatisfactions internes du Pentagone. En effet, ce qui ne plait pas au sein des états-major, c'est l'éventuel partage de renseignement et la coordination des frappes avec l'aviation russe. 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.