Logo Journal Les Sentinelles - Actualité sécurité et défense

Exercice
OTAN © NATO

Exercice "Saber Strike"

Trois exercices (Saber Strike ; Dragoon Ride ; Anakonda and Saber) pour un objectif : renforcer la coopération et la cohésion des puissances militaires et membres de l'OTAN.

L'exercice Saber Strike a réuni des dizaines de milliers de soldats Américains et Allemands le 27 mai 2016. De la Bavière (Allemagne) à Tapa (Estonie), les troupes américaines et allemandes se sont élancées sur plus de 2000 km à bord de quelque 70 véhicules, rejoignant sur place les autres participants de Saber Strike, issus de 13 nations, tous pays membres de l'Alliance atlantique.

Au cours de l'exercice, les forces terrestres et aériennes ont pu faire de la démonstration de puissance. Démonstration matérielle et humaine.


Un pont de 350 mètres a notamment été construit par les troupes du génie, permettant aux 70 véhicules de traverser la Vistule (fleuve polonais). De plus, c'était l'occasion d'apercevoir dans le ciel européen des A10 Thunerderbolt « tueurs de chars », avions qui auraient du avoir quitté les forces aériennes américaines il y a peut, mais qui ont bénéficié d'un appui du Congrés pour une prolongation d'engagement opérationnel (le retex d'Irak et de Syrie ont remis sur le devant de la scène, cet avion doté d'un canon de 30 mm au centre des enjeux aéroterrestres, irremplaçable actuellement).

Ce type d'exercice permet de vérifier l'aptitude des troupes de l'OTAN à agir de concert dans le temps et l'espace sur la double logique : projection & protection. Cet entrainement plurinational est destiné à démontrer la rapidité de réaction des forces de l'OTAN en cas d'agression d'un de ses membres. Exercice destiné à refouler les éventuelles tentations russes (accroissement des violations d'espaces aériens, notamment des Etats baltes ; multiplication des attaques cyber) ou à légitimer le renforcement des forces américaines sur le continent européen (hausse du budget à destination de l'Europe ; défense anti-balistique en Pologne et en Roumanie ; prolongation des sanctions visà vis de la Russie).

On notera l'absence de troupes françaises, conséquences du surplus d'engagements en opérations extérieures et intérieures. 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.