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Sangaris: les forces françaises se retirent
Les forces françaises se retirent de Centrafrique. © Défense gouv

Sangaris: les forces françaises se retirent

"Aujourd'hui, l'opération Sangaris se termine". C'était le 13 mai 2016, le Président François Hollande annonçait publiquement la fin prochaine, de l'opération Sangaris.

Pour rappel, l'opération Sangaris en Centrafrique avait été lancé en décembre 2013.

En 2016, le retrait se fait avec diligence. Le 23 avril 2016, les forces françaises cèdent la plateforme relais (PFR) de Sibut aux autorités africaines. Cette ville était un bastion stratégique de l'opération. Le retrait des forces françaises est tout un symbole du calme retrouvé. Dans Bangui les patrouilles se poursuivent pour les soldats français, mais les troupes françaises sont maintenant recentrées dans leur totalité dans la capitale centrafricaine.

Moins d'un mois après la concentration des forces françaises sur Bangui, le président arrive sur place. Il rencontre son homologue Faustin-Archange Touadéra. Les deux présidents décident de rendre à l'administration centrafricaine son autonomie: elle doit reprendre la main sur la gestion des problématiques sécuritaires. Le calme est revenu, est en effet, la France peut transmettre une large partie des responsabilités à la MINUSCA.

Le départ est néanmoins étendu. Les dernières troupes ne devraient quitter le territoire qu'en décembre 2016. Elles sont actuellement chiffrées à hauteur de 650 soldats. Et il est évident qu'après 2016, la France ne sera jamais loin de Bangui.

Pour l'armée française, les opérations se poursuivent dans d'autres régions du monde. Les missions ne manquent pas: la Bande Sahélo Saharienne (BSS), la Syrie et l'Irak sont les principaux théâtres de guerre. Il faut par ailleurs servir au sein de l'opération Sentinelle sur le territoire français.

A l'échelle du Retex, l'opération Sangaris offre un objet d'étude. Les regards se tournent vers l'expérimentation de nouvelles méthodes de pacification et d'annihilation des engagements bellicistes des groupes armés. Il s'agira d'explorer le quadrillage des zones hostiles par les troupes françaises. Mais aussi de décomposer les méthodes de sauvegarde et de lutte contre les patrouilles et embuscades rebelles.

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